lundi 10 octobre 2011

Patrick Tillard, DE BARTLEBY AUX ÉCRIVAINS NÉGATIFS, Montréal, Le Quartanier, 2011, 469 pages.

À partir de Herman Melville lui-même, de cet état intérieur de l'écrivain rejeté et incompris de son vivant, et de sa figure pathétique interprétée comme une réflexion sur l'écriture, il [est] possible d'évaluer les raisons d'un congé de la littérature liées précisément à son territoire. Les qualités d'un silence obstiné, la force troublante de l'immobilité, tissent des liens saisissants entre Melville et Bartleby. L'écrivain devenu en quelque sorte son personnage, Bartleby à son tour, préfigure de quelles façons les écrivains négatifs accèdent à une sorte de "vérité" intérieure dans la négation de l'écriture.
(p. 13-14)

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